Dans la continuité de 2024, F.O.-DGFiP analyse les arrêtés publiés au BOFIP RHO au titre d’un millésime afin de mettre en relief les évolutions qui peuvent apparaître d’un millésime à l’autre. Les mobilités internes passent désormais par les fourches caudines du choix avec des directeurs qui tiennent désormais fermement le manche.
Premier fait marquant : la stabilité des mobilités internes entre 2024 et 2025. Si 153 administrateurs des finances publiques (AFiPA) sont parvenus à obtenir une mobilité interne il y a deux ans, 150 AFiPA ont mutédans le cadre d’un recrutement « au choix » en 2025. La stabilité des effectifs de la population et la « queue de comète » des effets du NRP expliquent pour partie ce constat.
Les deux millésimes diffèrent essentiellement sur les structures recruteuses avec une baisse de 17 % sur les directions territoriales et une forte inflation du côté des recrutements sur la DG et les DDG. Du côté des recrutements sur les emplois fonctionnels, deux cadres sont parvenus à décrocher des postes comptables classés C+ qui sont normalement accessibles aux AE.
Les AFiPA sont choisis dans une très grande majorité parmi les inspecteurs principaux des finances publiques (IP) comptant au moins six ans de services effectifs dans leur grade au 1er janvier de l’année au titre de laquelle le tableau d’avancement est dressé.
Pour une portion infime, les AFiPA peuvent être sélectionnés par voie d’examen professionnel parmi les inspecteurs divisionnaires des finances publiques hors classe (IDiv HC) qui, au 1er janvier de l’année au titre de laquelle le tableau d’avancement est dressé, ont atteint au moins le 3ème échelon de leur grade.
Sur ce point, la désillusion est grande sur la sélection 2025 puisque l’administration s’était engagée à faire un effort en promouvant, non plus 2 IDiv HC dans le grade d’AFiPA comme cela était le cas depuis longtemps, mais 5 ! Au final, un seul IDiv HC a été promu dans le grade d’AFiPA au titre de la sélection 2025. L’administration ne propose que 3 places sur ces promotions au titre de 2026 et revient donc à l’étale que nous connaissions précédemment.
La position de F.O.-DGFiP a toujours été claire envers les contractuels en revendiquant l’accès au statut de fonctionnaires pour les contractuels qui le souhaitent.
Depuis bientôt 5 ans, ces agents sont considérés comme « une variable d’ajustement » peu onéreuse et corvéable à souhait, notamment pour les ceux qui relèvent de la catégorie C.
La Direction générale va devoir revoir d’ici à quelques mois son approche car elle ne pourra conserver ses « sachants » qu’en offrant un contrat à durée indéterminée (C.D.I.) !
2025 aura un goût amer pour les promus dans le grade d’Inspecteur Principal (IP) à la DGFiP. Si, comme nous allons le voir, le taux de sélectivité du concours retombe au niveau de celui de 2021, les lauréats auront essuyé les affres des primo-affectations au choix.
F.O.-DGFiP a largement évoqué dans ses publications les conditions subies par les primo-affectés dans le grade d’IP en 2025. Si nous revenons sur les 3 vagues de fiches offertes simultanément, nous en concluons :
- un effet « stress » indéniable pendant le mois et demi durant lequel les 3 vagues interviennent et une réelle inquiétude pour ceux qui n’ont pas été recrutés in fine.
- une découverte tardive des non-dits : des postes déjà pourvus dès la publication des fiches, des réponses tardives des directions et des entretiens « pour ordre » menés par des recruteurs qui savaient déjà qui devait s’asseoir sur la chaise.
- Les plus chanceux qui ont pu « matcher » sur un poste dès la première phase ont, pour certains d’entre eux, été déçus de s’être précipités ; la liste des postes proposés sur la seconde phase pouvait faire apparaître d’autres perspectives devenues inaccessibles à ces cadres.
F.O.-DGFiP dénonce ce nouveau mode opératoire confirmé pour 2026 qui impose aux lauréats une épreuve d’affectation, après celles de l’admissibilité et de l’admission.
En cette année 2026, la DGFiP fait feu de tout bois concernant l’attractivité en affichant des croissances à deux chiffres concernant les inscriptions aux concours des catégories A et B en 2025.
F.O.-DGFiP se réjouit de cet attrait pour notre administration mais rappelle que 30 % des 6 226 recrutements effectués en 2025 l’ont été sous contrat.
Indépendamment du statut qui est le leur, ces agents ont un même besoin de visibilité professionnelleque les autres, d’autant plus à l’approche d’une fin de contrat à durée déterminée.
Pour vous éclairer dans vos choix, F.O.-DGFiP analyse l’ensemble des arrêtés publiés au BOFIP RHO au titre d’un millésime.
Cette information est d’autant plus primordiale que les mouvements de mutation et primo affectations se font désormais « au choix » depuis le 1er janvier 2025. Cette publication s’intéresse donc uniquement aux mutations qui ont été publiées sur le bulletin précité au cours de l’année 2025. Les promotions dans le grade d’inspecteur principal (IP) font l’objet d’analyses spécifiques que vous retrouvez sur le site F.O.-DGFiP.
L’exercice précité fait apparaître une volumétrie des mobilités internes assez stable entre 2024 et 2025 puisque 236 inspecteurs principaux (IP) ont muté. Pour mémoire, nous dénombrions 244 mobilités internes dans ce grade en 2024. F.O.-DGFiP reste vigilant sur ces mobilités au regard de l’augmentation des recrutements dans ce grade depuis 2022. Il sera donc primordial de voir comment les choses se passent pour les nombreux « anciens lauréats » qui souhaiteront une mobilité une fois atteint le délai minimal de séjour de 3 ans suite à une première affectation.
Depuis l’année dernière, F.O.-DGFiP analyse l’intégralité des arrêtés publiés aux Bulletins Officiels des Finances publiques - sections Ressources Humaines et Organisation (BOFiP – RHO) entre le 1er janvier et le 31 décembre d’un millésime. L’objectif est de détailler la volumétrie et les conditions dans lesquelles les inspecteurs divisionnaires de classe normale (IDiv CN) et hors classe (IDiv HC) parviennent à effectuer des mobilités internes.
Cette information est d’autant plus primordiale que les mouvements de mutation, aussi bien sur les emplois administratifs que sur les emplois comptables, ont disparu au 1er janvier 2025. Cette publication s’intéresse donc uniquement aux mutations. Les promotions dans le grade d’inspecteur divisionnaire de classe normale (IDiv CN) et à la hors classe (IDiv HC) font l’objet d’analyses spécifiques que vous retrouvez sur le site F.O.-DGFiP.
S’il est toujours préférable d’appartenir à la Direction afin de muter dans cette dernière que d’arriver en apport externe à la direction, force est de constater que les volumétries des mobilités internes diminuent en 2025. Un constat semble s’imposer : les emplois d’IDiv disparaissent post NRP !
La carte du mouvement de mutation des agents administratifs pour 2026 est bien ouverte. F.O.-DGFiP s’en félicite. cela signifie que les agents des départements de métropole ont pu obtenir l’affectation souhaitée.711 demandes de mutations ont été étudiées dans ce mouvement et 71,4% d’entre elles ont obtenu satisfaction. C’est trois points de moins que l’an dernier, soit 508 demandes satisfaites.341 agents ont pu invoquer une priorité, ce qui est moins que l’an dernier avec 419 priorités, ou même 420 en 2024.
L’année 2026 inaugure la mise en place du nouvel outil de calcul des emplois : le RÉFÉRENTIEL EMPLOIS (MAGERFIP). Les effectifs des directions sont maintenant calculés en Équivalent Temps Plein (ETP).
Grâce à ce nouveau calcul, nous passons d’un déficit en cadre B évalué en 2025 à -2 644 à un chiffre miraculeux de -30 en 2026…
F.O.-DGFiP a demandé l’application du MAGERFIP au calcul du déficit de l’état et au prix des carburants, cela semblant résoudre les problèmes de chiffre !
Nous constatons et nous félicitons de l’élaboration d’un mouvement ayant permis au plus grand nombre de prioritaires de voir leur vœu exaucé avant Noël.
De plus le mouvement 2026 a tenu compte de la revendication portée par F.O.-DGFiP, à savoir la création de services dans les départements d’Outre-mer. Cela a permis l’ouverture du Centre de Contact des professionnels à Saint Benoit, sur l’île de la Réunion.
Nous continuerons à revendiquer des ouvertures de services dans les DOM afin de faciliter un retour aux originaires.
Viscéralement attaché aux promotions, F.O.-DGFiP revendique notamment « l’abondement des volumes de promotions et la nomination de promus sur l’ensemble des places offertes pour chaque concours ». Pour sa part, l’administration a fait montre de peu d’ambition lors de ce groupe de travail (GT) en présentant 7 sujets aux organisation syndicales représentatives à étudier en une demi-journée seulement.
Ce qui devait arriver arriva : les 3 derniers thèmes sont passées à l’as par manque de temps et …. pour cause d’occupation de la salle.
Manifestement énervé de devoir partir sous la pression des « locataires » suivants, le Président de ce groupe de travail (GT), qui n’était autre que le sous-directeur en charge des effectifs, des parcours et des compétences, a donc dû mettre un terme à nos échanges prématurément.
La Direction Générale nous a informé avoir décidé ce jour de recourir aux listes complémentaires (LC) des concours :- d’inspecteurs externes, - contrôleurs externes, - d’inspecteurs analystes internes,- du concours B du CNAL, selon les volumes suivants : - concours de contrôleurs externes 42 lauréats de la LC - concours d’inspecteurs externes 5 lauréats de la LC-concours d’inspecteurs analystes internes 5 lauréats de la LC- CNAL B (Hauts-de -Seine et Sarthe/Orne/Mayenne). 8 lauréatsF.O.-DGFiP félicite les lauréats appelés à l’activité et leur souhaite la bienvenue. Ce nouvel appel vient s’ajouter à ceux déjà intervenus et notamment aux 494 agents B et C appelés en février dernier. La situation des services et la dégradation continue des conditions de travail sur l’ensemble du territoire aurait néanmoins justifié un recours plus large aux listes complémentaires. F.O.-DGFiP regrette que la Direction Générale n’ait pas fait ce choix et continue de revendiquer l’appel intégral de toutes les listes complémentaires de l’ensemble des concours. Il n’est pas encore trop tard !
Le début d’année 2026 a été marqué, entre autres, par la mise en place du nouvel outil de calcul des emplois, le RÉFÉRENTIEL EMPLOIS. Pour rappel, les effectifs des directions sont maintenant calculés en Équivalent Temps Plein (ETP), c’est-à-dire en fonction de la quotité de travail de l’agent. Les anciens critères d’atténuation ont été levés, et on assiste donc pour un grand nombre de directions a un changement total de paysage !
Sur 188 directions (DRFIP, DDFIP, DNS, DIRCOFI, DISI…), 150 restent déficitaires, voire très largement, après mouvement ! Soit près de 80 %. Le solde ETP général est de – 838,60 ! Il manque donc 838,60 EPT dans la catégorie des inspecteurs ! Incompréhensible…
Cette situation pourrait presque sembler ubuesque si les conséquences pour les agents n’étaient pas si dramatiques ! Comme l’a souligné F.O.-DGFiP, certaines promotions risquent d’être sacrifiées, si la direction n’est pas attentive à conserver un certain équilibre.
Un groupe de travail (GT) national « point d’étape » s’est tenu sur la facturation électronique (FE).
Nous avions mis fin au GT d’avril 2025 assez rapidement, devant l’indigence des informations transmises à l’époque qui n’apportaient aucune réponse aux questions que nous étions en droit de nous poser sur ce chantier de la FE.
Dix mois plus tard, et malgré une documentation plus étoffée de l’administration, les collègues des SIE, des CC Pros et Part, de la sphère du contrôle fiscal, des SGC en collaboration avec les CDL et les SIP(qui seraient aussi mis à contribution) naviguent toujours à vue.
C’est ce qu’ont rappelé les représentants F.O.-DGFiP à ce GT lors de leurs propos liminaires. À quelques encablures du 1er septembre, il y a de quoi se poser des questions.
Un groupe de travail sur le recouvrement forcé des amendes, présidé par M. Touvenin – chef du service de la Gestion fiscale, a été l’occasion pour la délégation F.O.-DGFiP de rappeler que cette mission n’avait eu droit qu’à une fiche informative relative au recouvrement des amendes et condamnations pécuniaires en novembre 2023.
Deux ans après, les amendes ont droit à un Groupe de Travail (GT) de plein exercice, dont acte.
La vacance d’emploi s’élevait au moment de l’élaboration du mouvement à 119 emplois contre 105 en 2025.
A l’issue de ce mouvement de mutations et premières affectations publié le 18 mars 2026, bon nombre de directions sont restées fermées, avec des agents prioritaires en attente et il reste 95 ETP vacants.
Au fil des ans, la saignée est très importante chez les géomètres : si la population est composée de 879 emplois, ce corps a perdu 10 emplois en 2026. Or 25 suppressions d’emplois avaient déjà été actées pour 2025 et 50 pour 2024. Vacances et fluidité du mouvement sont donc en lien évident !