Depuis 2021, la DGFiP met en place plusieurs campagnes de recrutements d’agents contractuels. Ces « vagues » successives permettent à notre administration d’atteindre aujourd’hui un « score » de 5 % de ses effectifs sous contrat.
Si la plupart d’entre eux sont à durée indéterminée dans la sphère informatique, c’est loin d’être le cas dans la sphère administrative où les contrats à durée déterminée (CDD) sur des emplois calibrés dans les catégories C et B restent majoritaires.
Rappelons qu’au sein de la Fonction publique de l’État les contractuels représentent actuellement 23 % des effectifs et que la moitié d’entre eux sont sous un contrat à durée indéterminée (CDI).
F.O.-DGFiP rappelle que la plupart des contractuels présents depuis plusieurs années dans les services sont dorénavant des « sachants » nécessaires au bon fonctionnement des missions dévolues à notre administration. Si certains ont fait le choix et sont parvenus à accéder au statut via les concours, ce n’est pas le cas de tout le monde.
Parmi ces derniers, beaucoup s’interrogent sur la politique de la DGFiP à l’approche de la période de renouvellement du contrat.
F.O.-DGFiP se propose donc de faire un point sur la situation dans l’attente de décrocher un CDI.
Ce dernier groupe de travail avant la mise à jour des LDG directionnelles et ministérielles a débuté par la lecture des déclarations liminaires. Durant celle-ci la délégation F.O.-DGFiP n’a pas manqué de rappeler que malgré un monde décrit comme presque enchanté, la réalité du quotidien était bien différente.
Par conséquent, F.O.-DGFiP rappelle son opposition aux LDG mobilité introduites par la loi de transformation de la Fonction publique du 6 août 2019. Or nous constatons que la DGFiP les déclinevéritablement avec zèle, ce que nous condamnons. La suppression des CAP entraîne en effet une opacité dans les mouvements que nous ne pouvons soutenir.
Après les plus de 30 000 suppressions d’emplois et la double trahison de la promesse d’année blanche en 2025. En dépit de la reconnaissance historique des efforts consentis depuis des années par le ministère et la DGFiP en particulier. La version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoit que la DGFiP supportera, une fois de plus, 40% des suppressions d’emplois de la fonction publique d’État avec 558 nouvelles suppressions.
Dans une audition auprès de la commission des finances de l’Assemblée Nationale, la Ministre en a même annoncé 600 supplémentaires pour 2027. On se souvient par ailleurs que le Gouvernement Bayrou portait le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur trois qui viendra encore alourdir l’addition. Le sénat, lui, va même jusqu’à un sur deux !
Ces chiffres ont été confirmé et officiellement annoncé lors d’un Comité Social d’Administration Ministériel le 14 novembre dernier.
Comme chaque année à même époque était convoqué ce 5 décembre le Comité Social d’Administration de Réseau de la DGFiP où devaient être présentées les évolutions d’emplois de la DGFiP pour 2026.
Cette FSR exceptionnelle, pourtant réclamée notamment par F.O.-DGFiP depuis près de 8 mois, a finalement été tardivement convoquée du fait du contexte alarmant vécu à la DGFiP particulièrement depuis le mois de janvier. Depuis le début de l’année, la DGFiP connaît en effet une vague sans précédent d’actes graves, 19 tentatives de suicide et 19 suicides !
Plusieurs réunions, dites groupes de travail, se sont tenues depuis le mois d’avril, le 9 juillet la Directrice Générale présidant cette instance informelle, a annoncé l’élaboration d’un plan d’actions. Ce dernier a fait l’objet d’une réunion de travail le 5 septembre dernier. Les organisations syndicales ont apporté des amendements à ce plan.
La délégation F.O.-DGFiP s’y est exprimée dans sa déclaration liminaire dénonçant le fait que ce plan n’était que la reprise d’outils existant déjà depuis plusieurs années et ayant prouvé leur inutilité !
Nous avions alors accentué nos propos en dénonçant le manque de médecins du travail dans les départements et la déshumanisation des services RH, le manque de moyens humains et matériels.
Or, il n’y aucune remise en question de la part de la direction quant aux restructurations des servicesimpliquant parfois une mobilité contrainte des personnels, mobilité géographique et/ou professionnelle. Ces restructurations sont le résultat des suppressions d’emplois, d’une productivité toujours plus exigéecomme nous l’indiquions dans notre compte rendu de la réunion du 9 juillet.
Il aura fallu attendre l’automne 2025 pour que la Direction générale convie les organisations syndicales représentatives à un groupe de travail (GT) sur les deux aspects de la formation : initiale (F.I.) et continue (F.C.).
La formation continue a eu droit à la portion congrue avec une seule fiche consacrée à cette thématique. Le cœur du réacteur comme nous allons le voir était dédié aux réformes à venir sur les concours et la formation initiale.
A noter deux morceaux de choix (une cinquantaine de pages) présentés lors de ce GT : les bilans de la formation 2023 et 2024.
F.O.-DGFiP a fait remarquer que s’il n’est jamais trop tard pour bien faire, l’administration a fait un peu mieux que d’habitude avec un bilan de la formation 2024 présenté à l’automne 2025.
Pour mémoire, celui de 2022 avait été présenté au printemps 2024.
Le 20 novembre 2025 s’est tenu le GT « Prise en charge des aides par la DGFiP », présidé par M. Llorca – chef du service de la Fonction financière et comptable de l’État.
Dans ses propos liminaires, F.O.-DGFiP a rappelé le rapport de la commission d’enquête du Sénatrévélant que les aides publiques aux grandes entreprises ont atteint 211 milliards d’euros en 2023, un montant colossal comprenant 88 milliards de dépenses fiscales et 75 milliards d’allègements de cotisations sociales.
Nous avons dénoncé l’absence de transparence et d’évaluation sur ces aides, ainsi que l’absence de définition unifiée, alors que plus de 2 267 dispositifs différents existent aujourd’hui.
F.O.-DGFiP a réaffirmé la revendication de sa Confédération d’un incontournable conditionnement des aides au maintien de l’emploi.
En déclinaison du 4ème plan ministériel présenté en CSAM le 4 juillet 2025 et de l’accord signé le 5 septembre 2025 (sauf par la Fédération des Finances FO), la Directrice Générale nous proposait l’ouverture d’une concertation directionnelle dans le cadre d’un groupe de travail du CSAR.
Sur cette base, nous devions décliner les engagements ministériels en adoptant un nouveau plan d’action triennal pour la période 2025-2027 structuré autour de plusieurs objectifs, notamment Garantir des carrières équitables en réduisant les inégalités de parcours professionnels entre les femmes et les hommes.
Il y a trois ans, ce 21 novembre, Ludovic MONTUELLE était sauvagement assassiné dans l’exercice de ses fonctions. Ce drame a été un choc incommensurable pour chacun des plus de 90 000 agents de la DGFiP.
Aujourd’hui nous pensons à Ludovic, à ses proches et aux collègues exposés. Son engagement exemplaire témoigne à jamais de la puissance de l’attachement au service public alors qu’il est parfois de bon ton de dénigrer les fonctionnaires.
Nous n’oublions pas et continuons d’œuvrer pour que les préoccupations de sécurité des agents continuent d’être prise en compte quand tant d’agents sont aujourd’hui encore exposés quotidiennement.
Plusieurs incidents récents nous rappellent, si besoin en était, que ce sujet ne peut être banalisé, qu’il est impensable de baisser la garde et que la sécurité doit rester une priorité.
L’Etat doit protéger, toujours et partout, chacun de ceux qui ont choisi de le servir.
Ce 21 novembre 2025, nous sommes toujours et pour longtemps encore tous Ludovic !
Lire le communiqué en téléchargement
Le 23 octobre a été publié l’état des directions ou structures de pré-positionnement des inspecteursstagiaires (IS) 2025-2026.
Cette promotion comporte 1176 stagiaires :
• 1085 venant donc d’être pré positionnés
(984 IFiP généralistes et 101 IFiP fonciers)
• et 91 Informaticiens (dont les affectations,
toutes au choix, ne seront connues qu’en février
2026) .
Même si l’administration se félicite d’avoir organisé des réunions dans les établissements pour les IS généralistes et fonciers, afin d’expliquer de manière claire aux stagiaires les modalités de pré-affectations, la situation n’en est pas moins anxiogène pour les agents.
Le 30 octobre dernier s'est tenue une FSR Exceptionnelle, sur demande des Organisations Syndicales représentatives, afin de valider un plan d'actions d'amélioration des conditions de travail et de prévention des actes suicidaires.
Ce projet de plan avait fait l’objet de discussions lors d’une réunion le 5 septembre dernier, face au constat d’une situation alarmante à la DGFiP avec, à ce jour, 35 actes graves (18 tentatives de suicide et 17 suicides)...
Lire le communiqué commun des 3 premières organisations syndicales en téléchargement
Hier mardi 4 novembre 2025, une contribuable s’en est prise violemment à un agent de sécurité dans les locaux du Centre de Finances Publiques de Marignane, le frappant à plusieurs reprises.Une autre contribuable s’est interposée juste avant que les équipes du centre ne s’interposent et mettent fin à ce nouvel épisode de violence, intolérable dans les locaux d’une administration d’État.F.O.-DGFiP réclame depuis trop longtemps que la DGFiP prenne en compte les risques auxquels sont soumis les agents d’accueil et de sécurité. La Direction Régionale des Bouches du Rhône, avec la mise en place d’un agent de sécurité, a pourtant pensé faire le nécessaire pour éviter ces situations.La Direction Générale pense par ailleurs que les mesures mises en œuvre sur le sujet sont largement suffisantes, puisqu’elle a décidé lors du dernier GT de clore les discussions sur cette thématique lors du COSUI Sécurité du 3 juillet 2025.Les faits prouvent encore une fois que F.O.-DGFiP a raison d’insister et de porter les revendications sur la sécurité des agents, plus que jamais, au premier plan des mesures à prendre.Les incidents et incivilités, heureusement pas toujours aussi graves ou aussi violents, sont malheureusement quotidiens. Ces événements soulignent, si besoin en était, que les préoccupations de sécurité des agents de la DGFiP sont loin d’être derrière nous et doivent rester, comme F.O.-DGFiP ne cesse de le revendiquer, constamment prioritaires.Banaliser les questions de sécurité comme s’il s’agissait de simples mesures de gestion courantes, diluer ces sujets dans des instances plénières où l’on parle de multiples thématiques n’est franchement pas le gage d’une efficacité maximale.L’insécurité n’est pourtant pas qu’une statistique et les agents continuent d’être en première ligne.Nous apportons tout notre soutien aux agents des Bouches du Rhône, frappés une nouvelle fois par ces violences inadmissibles.Conscient que la Direction locale a pris la mesure de ces faits, nous espérons que du côté de la Direction Générale, des mesures efficaces soient, au-delà des belles paroles et des beaux discours, prises pour la sécurité des agents.
S’il est bien une catégorie d’agents qui est, depuis des années, malmenée à la DGFiP, ce sont bien les agents administratifs.
Le nombre d’agents de catégorie C dégringole. Les suppressions annuelles de postes d’agents administratifs vont au-delà des prévisions et des annonces de 550 postes en moins.
En comparant les effectifs communiqués par la Direction Générale elle-même, on peut relever des réalités plus qu’inquiétantes :
Le Rapport Social Unique (RSU) 2024 indique que les rangs des agents C étaient composés de 23 324 collègues, soit 24,87 % des effectifs contre 41,17% d’agents de catégorie B.
« Chi va piano va sano, e va lontano ! » ce proverbe outralpin s’applique très bien à notre administration car, doucement mais sûrement, les effectifs sont en chute libre !
Le 23/10, Le SRH affectera les inspecteurs stagiaires sur des emplois :
- au choix au national et ce, de façon définitive ;
ou
- au rang de classement, en DR/DDFiP.
Les IS ainsi pré-positionnés devront candidater
sur des fiches de poste locales.
Ainsi, pour la première fois, ce positionnement local, s’effectuera au choix. Il permettra cependant aux IS de candidater, s’ils le souhaitent, début 2026 sur des postes au choix de niveau national qu’ils devront rejoindre le 19 mai 2026 (à la place de leur DR/DDFiP de pré-positionnement).
Trois des quatre organisations représentatives ont décidé de ne pas siéger au CSAR en première convocation le 29 septembre en raison de l’instabilité politique et des orientations budgétaires cumulant régressions et attaques contre le monde du travail, les fonctionnaires, les retraités et les malades.
Après avoir refusé de répondre aux exigences des organisations syndicales malgré des centaines de milliers de manifestants les 10, 18 septembre. Le 2 octobre a confirmé la persistance du mécontentement, la nécessité de combattre la violence sociale et l’exigence de justice sociale, fiscale et environnementale.
Depuis, le Premier Ministre a démissionné puis a été missionné et l’expédition des affaires courantes confiée à un Gouvernement démissionnaire... encore ! A aucun moment les orientations budgétaires d’une austérité historique n’ont été sérieusement remises en cause. Seule la dissolution de l’Assemblée nationale semble avoir été écartée. Nous nous acheminons donc vers la nomination d’un sixième premier ministre en quatre ans probablement dans les 48 heures. Les inquiétudes grandissent sur l’adoption d’un budget pour 2026. La perspective de le voir mis en œuvre par ordonnance devient de plus en plus probable après son adoption régulière au moyen de l’article 49.3 ces dernières années.
Ce contexte confirme qu’aucun des motifs qui nous ont collectivement conduits à ne pas répondre à la convocation du CSAR le 29 septembre n’ont disparu ce 9 octobre. La probabilité que cesse le traitement depuis trop longtemps infligé à la DGFiP s’éloigne chaque jour davantage alors qu’elle est aujourd’hui confrontée à une situation de plus en plus intenable, que les réformes se poursuivent, que les suppressions d’emplois pèsent lourdement sur l’exercice quotidien des missions et les conditions de travail des agents et qu’elle est confrontée à une recrudescence quasi historique d’actes désespérés.
Nous considérons que nous ne pouvons pas « dialoguer » comme si de rien n’était, qui plus est en l’absence de la Directrice Générale. F.O.-DGFiP ne siègera donc pas en deuxième convocation du CSAR.
Lire en téléchargement
Les orientations budgétaires pour 2026, présentées le 15 juillet par François Bayrou, cumulaient les régressions sociales et les attaques contre le monde du travail, les retraités et les malades : suppression de deux jours fériés, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, gel des rémunérations des agents publics, des retraites et des prestations sociales, doublement des franchises médicales, remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Après le million de manifestants dans la rue le 18 septembre, l’absence de réponse à l’ultimatum de l’ensemble des organisations syndicales et les pistes qui fuitent dans la presse démontrent qu’elles sont loin d’avoir été abandonnées.
Les services publics et les fonctionnaires seront, une fois de plus, la cible privilégiée des politiques austéritaires. À la DGFIP, 550 suppressions d’emplois supplémentaires sont projetées pour 2026 puis 600 pour 2027 avant même application de la suppression d’un fonctionnaire sur 3.
Refusons que la DGFiP soit une fois encore sacrifiée
sur l’autel de l’austérité budgétaire.
Gouvernement ou pas, peu importe ! c’est le cap et les politiques menées qu’il faut changer ! Et sans notre mobilisation, sans la mobilisation de toutes celles et ceux qui vivent de leur travail, ce seront encore les fonctionnaires, les salariés, les retraités et les privés d’emplois qui subiront ces coupes budgétaires. Les sacrifices ça suffit !
La construction d’un autre budget, porteur de justice fiscale et sociale reste impérative et possible. La colère sociale doit plus que jamais être entendue.